Que lire pendant les ponts de mai ? Les recos de l’Humeur Vagabonde
Comme chaque année, qui dit mois de mai dit jours fériés, et qui dit jours fériés dit envie de s'évader. Pour ça, quoi de mieux qu'un bon bouquin, surtout s'il est recommandé par votre libraire de quartier !
À L’Humeur Vagabonde, Julia et Lola partagent leurs coups de cœur du moment. Entre récit engagé, quête féministe et humour historique, voici trois livres à vous procurer sans hésiter.
📚 « Fille de la terre » de Agnes Smedley
Roman autobiographique d’une anarchiste du début du XXe siècle, « Fille de la terre » est une plongée passionante dans le parcours d’une femme en quête de liberté. On y suit la jeune Marie, issue d’un milieu rural modeste, promise à une vie toute tracée aux côtés d’une mère couturière, qui rêve d’ailleurs. Une rencontre marquante agit comme un déclic : elle refusera de se plier à cette destinée et finira par devenir journaliste.
« C’est un peu un Jack London mais au féminin, ça se lit comme un roman d’aventure » – Coup de ❤️ de Julia
📚 « Un pieu à soi » de Ivan Berquiez
Et si Virginia Woolf avait eu accès à une tablette pour regarder « Buffy contre les vampires » au moment le plus critique de sa vie ? C’est le point de départ original de « Un pieu à soi », un roman qui navigue entre fiction et réflexion.
Cette œuvre semble dépasser le simple récit pour interroger le pouvoir politique de la fiction, la psychiatrisation des femmes ou encore l’importance de la représentation des figures féminines et queer. Le texte cherche à comprendre qui était réellement Virginia Woolf, au-delà de l’icône littéraire.
« C’est un magnifique roman » – Coup de ❤️ de Lola
📚 « Querelle à la française » de Bertrand Guillot
Changement de ton avec ce roman aussi drôle qu’érudit. Tout commence lorsque l’auteur, désireux d’écrire un livre historique, se heurte à une remarque de sa compagne : « C’est encore et toujours des histoires d’hommes ». Piqué au vif, il plonge dans les archives de la BNF et découvre une correspondance fascinante entre Christine de Pizan et l’un de ses détracteurs.
Le récit alterne alors entre cette querelle historique et le regard contemporain de l’auteur et on y (re)découvre Christine de Pizan, toute première femme à vivre de sa plume.
« C’est léger, c’est drôle, j’ai adoré » – Coup de ❤️ de Julia