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Rue André del Sarte : trois friperies, trois univers, une même passion pour le vintage

17/03/2026

La rue André del Sarte serait-elle en train de devenir la rue de la chine ? En effet, on a récemment eu la surprise d’y trouver non pas une, mais trois boutiques de seconde main, comme si la rue attirait naturellement les passionnés de vintage. Trois concepts, trois univers aux identités bien distinctes, mais avec un point commun frappant : les sélections ont une âme, et chaque pièce proposée a une histoire à raconter.

Vintage Club Society

Avant de trouver un lieu avec pignon sur rue pour son concept, Clara organisait des pop-ups éphémères. Depuis octobre 2025, le Vintage Society Club a trouvé son adresse fixe et ce pour un an, le temps de prouver que son modèle tient dans la durée. Son originalité ? Plusieurs vendeuses se partagent l’espace, chacune louant son portant en apportant sa propre sélection. Bordeaux, Marseille, Paris – les pièces sont sourcées par les exposantes, et plusieurs décennies sont couvertes : on navigue des années 80 aux années 2000 au fil des semaines. C’est Clara qui choisit les personnes qui intègrent son shop, pour que la cohérence d’ensemble reste intacte.

Au-delà des vêtements, la boutique propose également une offre de bijoux en fleurs naturelles de la créatrice Khanta ou en acier inoxydable. Une belle sélection d’accessoires est également disponible : chaussures, sacs, pièces pour compléter une tenue sans devoir changer de boutique.

📍 19 rue André del Sarte

109 The store

Hajar est créatrice de contenu spécialisée dans la seconde main. Après avoir écumé et partagé 167 bonnes adresses, elle décide que la 168e serait sa meilleure recommandation en créant sa propre boutique, qui fêtera bientôt son premier anniversaire montmartrois.

Ici, rien ne vient de ballots. Chaque pièce est chinée à l’unité, en brocante en Île-de-France, auprès de fournisseurs du Grand Est, ou directement chez des particuliers. Avant d’atterrir sur le portant, les vêtements sont lavés, repassés, et si besoin rafistolés par une couturière du quartier.

Hajar retape elle-même les pièces en cuir. Ce soin du détail se ressent dès qu’on entre : le merchandising est soigné, les pièces rangées harmonieusement par couleurs, et la sélection (des années 70 aux années 2000) ne laisse aucune place aux basiques. Dans sa belle boutique on trouve des pièces avec du caractère, des coups de cœur qu’on ne voit pas ailleurs, dans une fourchette de prix allant de 18 à 120 euros.

Deux créatrices upcycling ont également trouvé leur place dans sa boutique : Cylaz, qui recoupe, surjète et retravaille les matières avec une optimisation du tissu poussée à 100%, et Jim PB, dont les sacs sont fabriqués à partir de capsules de canettes ; de quoi compléter son look avec une pièce vraiment unique.

📍 19 rue André del Sarte

Atelier Lune

Jules habite le quartier, et avant les vêtements, il collectionnait les vinyles et les appareils photo. Et puis un jour, il a compris que la logique était la même : chiner pièce par pièce, avec exigence, ce qu’on aime vraiment. La sélection est principalement composée de vestes masculines ou unisexes, et s’arrête aux années 2000, avec une préférence marquée pour les pièces avant 1990.

Jeans américains, pulls marins et/ou made in France, vêtements et bleus de travail : Jules cherche des pièces fortes, avec une histoire, qui ont traversé le temps sans perdre leur allure. Aucune ne provient de grossistes ; toutes sont passées entre les mains de Jules et sont lavées, bichonnées avant d’être proposées à sa clientèle. Pas de chaussures dans le shop, mais une belle sélection de casquettes vintage. Et si la taille cherchée n’est pas en rayon, Jules plonge dans son stock personnel pour proposer une sélection sur mesure.

📍 6 rue André del Sarte

Pour ceux qui n’auraient pas trouvé leur bonheur Rue André del Sarte, nous avons également repéré une nouvelle adresse vintage de l’autre coté de la butte.

Ayeth

Originaire de Toulouse, Sarah, audio prothésiste de formation, s’est lancée dans l’aventure de la seconde main en commençant par proposer ses services de personal shopper. Son envie grandissante et grâce à son déploiement sur les réseaux sociaux elle trouve sa clientèle et décide de quitter son CDI pour se mettre à 1OO% dans son projet.

C’est d’abord au 7 rue Martel dans le 10eme qu’elle ouvre sa première boutique éphémère qui face au succès durera finalement plus longtemps que prévu.

Une seconde opportunité s’offre à elle pour installer son nouvel écrin rue Véron, dans ce quartier de Montmartre qu’elle affectionne particulièrement depuis son arrivée à Paris.

Sarah chine chacune des pièces qui se trouve dans sa boutique – vide greniers, particuliers, rien ne lui échappe, cette amoureuse de la fripe propose une jolie sélection colorée de vêtements et accessoires pour femme mais également quelques pièces pour homme.

De nouvelles pièces arrivent chaque jour en fonction des ses trouvailles et de la saison, à savoir que Sarah lave, repasse et étiquette elle même chaque article qu’elle ajoute à ses portants.

📍 21 rue Véron