Rue Androuet
75018 Paris
Abbesses
mercredi 19.30- 22.00 tous les 15 jours (consulter le site)

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Les premiers ateliers d'écriture à Montmartre vous accueillent tout au long de l'année rue Androuet.

Alors, attrapez vos stylos et carnets!

On vous attend pour écrire librement,

L'équipe des Ateliers.

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Actualités
  • 3219

    Vous êtes amateurs de nouvelles, écrivains, curieux ?

     

    Venez écouter les lectures des nouvelles des lauréats du concours 2016  (et boire un coup et grignoter) !

     

    C'est le jeudi 27 avril à partir de 19h30 au bar d'Opta, 63 rue des Abbesses.

    Nous y célèbrerons les auteurs lauréats mais aussi les membres des ateliers de Montmartre.

     

    Renseignements / confirmation de venue : contact@ateliersdemontmartre.com

     

    A très bientôt,

     

    L'équipe des Ateliers de Montmartre

     

     

    Vous êtes amateurs de nouvelles, écrivains, curieux ?   Venez écouter les lectures des nouvelles des lauréats du concours 2016  (et boire un coup et...
    Publié le: 19 Mars 2017
  • 3108

    Voici une nouveauté 2017 !

     

    Les Ateliers de Montmartre vous proposent une formule étonnante: les ateliers courriel individuels et personnalisés !

     

    Si vous souhaitez écrire comme dans un atelier d'écriture mais sans bouger de chez vous, c'est sans doute la solution.

    Nous vous soumettons des "propositions d'écriture" et nous vous envoyons des retours personnalisés sur chacun de vos textes (6 propositions: 180 euros)

    Vous écrivez à votre rythme et nous mettons nos compétences pour vous faire progresser.

     

    Pour vous inscrire dès maintenant, allez voir notre mode d'emploi.

     

     

    Au plaisir de vous lire,

     

    L'équipe des Ateliers.

    Voici une nouveauté 2017 !   Les Ateliers de Montmartre vous proposent une formule étonnante: les ateliers courriel individuels et personnalisés...
    Publié le: 19 Février 2017
  • 3066

    BRAVO A EUX !!

     

    Les titres des nouvelles lauréates du concours de nouvelles 2016 dont le thème était "Paradis" sont désormais visibles sur le site des Ateliers de Montmartre!

     

    Réservez votre soirée du jeudi 27 avril: un événement réunira lecteurs et auteurs des nouvelles pour un moment littéraire et festif, quelque part à Montmartre.

    Plus d'informations bientôt...

     

    L'équipe des Ateliers

    BRAVO A EUX !!   Les titres des nouvelles lauréates du concours de nouvelles 2016 dont le thème était "Paradis" sont désormais visibles sur le site...
    Publié le: 09 Février 2017
  • 2889

    Au plaisir de vous lire bientôt,

     

    Jean-Benoît et David

    Au plaisir de vous lire bientôt,   Jean-Benoît et David
    Publié le: 31 Décembre 2016
  • 2829

    Pour Noël, voilà une idée de cadeau originale: la participation à un atelier d'écriture!

    vous pouvez opter pour notre formule "atelier courriel"

    vous pouvez aussi offrir une biographie ou un récit de vie à un proche

    N'hésitez pas à nous écrire pour obtenir plus d'informations.

     

    L'équipe des Ateliers

     

     

     

    Pour Noël, voilà une idée de cadeau originale: la participation à un atelier d'écriture! vous pouvez opter pour notre formule "atelier courriel"...
    Publié le: 12 Décembre 2016
  • 2823

    Alors qu’elle n’avait pas encore dégluti, elle vit sa main se précipiter sur la coupelle remplie à ras bords. Machinalement, elle glissa l’ongle manucuré rose dans l’interstice de la coque. Celle-ci s’ouvrit dans un bruit sec et rapide, libérant la pistache que les doigts capturèrent et lancèrent sur la langue. Pendant qu’elle mâchait, elle regardait Bruno qui lui parlait.

    - Alors là je lui dis tu vois, ça c’est une porte en mâchefer. C’est un brouilleur de téléphones portables incroyable, le mâchefer !

    Elle ? Elle mâchonnait. Comme il arrêta de parler en la regardant, elle comprit qu’elle devait dire quelque chose.

    - Ah ouais ?

    - Voilà ! Exactement, c’est ce qu’elle m’a répondu. Elle m’a dit mais le mâchefer, c’est fait en quoi ?

    - Ah oui, c’est vrai ça, c’est fait en quoi ?

    - Exactement. Je lui ai répondu bah tu vois le mâchefer, c’est un mélange de fer et…

    - Et de mâche ?

    Bruno n’avait donc plus de doutes. La fille la plus jolie de la soirée était aussi la plus idiote, accro aux pistaches, au risque de casser ses beaux ongles roses.

    Que faire ? Bruno n’osa pas répondre à la question et chercha rapidement sur quoi embrayer.

    « Oui, comment le saviez-vous ?! La mâche est effectivement riche en fer et l’alliage, l’alliance devrais-je dire, entre le métal et le végétal renforce l’équilibre structurel global de la pièce par précipitation chimique des gaz en suspension contenus dans les feuilles, c’est passionnant non ? »

    « Connard va ! » Mademoiselle Pistache tourna les talons dans un soupir bruyant. Bruno fêta sa victoire quelque peu honteuse avec un triple Jack Daniels : il devenait urgent d’initier le processus d’oubli de cette rencontre vernis.

    Tout ça c’était à cause de Charlotte, son ex. Elle l’avait appelé au boulot dans l’après-midi « viens ce soir, y’aura quelques nazes mais aussi des bons cocktails. C’est l’anniversaire de la sœur d’une amie. » Ca ou un énième film d’Almodovar, Bruno s’était laissé tenté par cette soirée d’anniversaire d’une inconnue. Délaissant son verre vide pour tenter une opération de sociabilisation molle, il aperçut Charlotte qui lui intimait de la rejoindre dans un geste du bras que Bruno jugea désagréablement masculin ; installée au bout du bar Charlotte semblait en conversation avec une jeune femme au dos très droit et très nu. Bruno longea le bar avec difficulté et, s’approchant de ce dos offert, il se figea face à cette lune dépressive tatouée sur l’omoplate gauche. Bruno utilisait cette lune si reconnaissable dans toutes les bandes dessinées qui avaient fait son succès ces dernières années : c’était sa signature.

    Charlotte insista encore, cette fois avec un hochement de tête et à cet instant la lumière de la pièce s’éteignit, les invités chantèrent joyeux anniversaire, la jeune femme à l’omoplate lune se retourna, tous l’entourèrent et c’est mademoiselle pistache qui apporta un fraisier avec 37 bougies. La fille lune sourit, sembla émue par les regards affectueux, Bruno l’a reconnue tout de suite. Il pensa au piège, au complot. Les bougies éclairaient encore la pièce, elle prenait son temps pour souffler sa nouvelle année. Bruno profita du mouvement de foule pour se diriger vers la sortie, tous applaudirent, et se mirent à danser sur Aretha Franklin, il était soudain pris par le mouvement, il essaya de retrouver la sortie dans cet immense appartement parisien, il ne voulait pas la voir, ni lui parler.

    Nadège, il ne manquait plus que cela.

    Il était obligé de passer par le petit salon pour récupérer son blouson et ses clés de voiture. Tout ça à cause de Charlotte. Décidément cette fille était toxique sur tous les plans. Charlotte copine avec Nadège, cela paraissait improbable et puis cette lune tatouée sur sa peau à elle, c’était trop. Il avait encore besoin d’un jack Daniels. Mais rester était dangereux, il risquait de la croiser. Il s’en servit un triple et alla s’isoler sur le balcon, il voulait partir car il avait peur, mais quelque chose qu’il ne s’expliqua pas lui disait de rester. Elle était toujours blonde, les cheveux toujours aussi longs, la peau toujours aussi laiteuse, et toujours le grain de beauté sur la joue gauche et la cicatrice au menton, elle n’avait pas changé.

    - Tiens revoilà le connard ! tu veux une pistache ? Qu’est-ce que tu fais là tout seul sur le balcon ?

    Revoilà la plus idiote de la soirée et de plus complètement ivre, elle ne pouvait donc pas se passer de lui, elle le cherchait et elle finirait par le trouver sérieusement, si elle continuait sa connerie, alors, il crut plus sage de la fermer, de continuer à fumer sa clope et de finir son verre.

         - Ah te voilà Bruno, je te cherche depuis toute à l’heure, allez viens, on va boire un verre et je vais te présenter, on a été interrompu par le gâteau, elle est très sympa, tu vas voir…

    Docile, un peu dégoûté, il la suivit dans la foule qui commençait à s'exciter. Parce qu'il préférait s'éloigner de la blonde (on ne sait jamais, avec l'alcool, il devenait parfois agressif, il valait mieux être prudent), et parce que le Jack Daniels commençait à limiter sérieusement sa capacité à dire non (à moins qu'elle ne l'exacerbe trop, ce qu'il préférait éviter).

    Nadège, merde, elle va me présenter Nadège, et je vais avoir l'air d'un con ! Non, c'est pas possible ! Tout en suivant douloureusement Charlotte qui fendait la foule, il essayait de trouver une solution pour éviter cette situation scabreuse. La lune se rapprochait dangereusement. Il prit Charlotte par l'épaule et lui glissa dans l'oreille :

    - Viens, on va d'abord passer par le bar ! accompagnant son message d'un mouvement impératif de la main, qui ne laissait aucune échappatoire à l'épaule de Charlotte.

    Triple Jack Daniels. Son troisième. Il se sentait de mieux en mieux. Prêt à conquérir le monde, presque. Enfin, presque... parce qu'il n'était pas très sûr que le monde se laisserait conquérir si facilement. En tous cas, les choses se simplifiaient. Nadège, il lui dirait... bon, il ne savait pas trop ce qu'il lui dirait, il verrait bien sur le moment, mais en tous cas il le lui dirait, et il savait que ce serait bien. La pistache, pareil. Il n'allait quand même pas se laisser emmerder par cette pétasse. 

    Il posa un baiser gourmand sur le cou de Charlotte, qui lui jeta un regard ébahi.

    Bruno se cachait derrière la crinière bouclée de Charlotte, dans son cou, même.
    Il avait trop peur de croiser le regard de Nadège. Et pour cause....
    Il lui avait dit, mot pour mot, il y a pile deux semaines, qu'il quittait la France le lendemain pour aller s'installer définitivement en Afrique du Sud.
    Il n'avait jamais imaginé qu’ il serait invité à son anniversaire, aujourd'hui, par l'intermédiaire de Charlotte.

    Les femmes sont parfois naïves et les hommes lâches.

    Bruno avait préféré mentir à Nadège, plutôt que lui dire qu'il ne voulait pas s'engager, qu'il n'imaginait pas du tout sa vie définitivement avec une seule personne.

    Nadège rêvait d'avoir un enfant.

    Bruno, non.

    La jeune femme l'avait dans la peau. Elle s'était fait tatouer une lune sur l'épaule. La marque de Fabrique de Bruno.

    - Charlotte c’est quoi ce sourire ?

    - Quel sourire ?

    - Ce sourire là !!

    - Ben ça me fait rire, ton état proche du coma éthylique, t’adores cet état proche de l’ohio, non ?

    - Ce n’est pas pour ça que tu rigoles ?

    - Ah oui ?

    - Non tu te marres parce que tu tiens ta revanche et ça t’amuse!

    - Ma revanche?! Quelle revanche ?

    - Ta revanche, je te dis.

    - Laquelle ?

    - Ta revanche contre moi ?

    - Je t’en voudrais tant que ça?

    - Oui, et vu ce plat que tu me fais manger très froid, il y a bien longtemps que tu l’affutes, ce couteau…

    - Je ne vois pas de quoi tu veux parler.

    - Cette fille a qui j’ai raconté le même bobard qu'à toi, il y a dix ans

    - Neuf !

    - Voilà, on y est : neuf ans que tu comptes, que tu soupèses, que tu m’espionnes…Nadège, ce n’est pas une amie à toi, tu l’as faite glisser dans ton répertoire à la seconde où tu m’as vu glisser dans son lit! Pas vrai ? Tu cherches quoi ? Tu veux m’humilier ? L’humilier ? T’humilier ? Parce que tu crois quand même pas que tu vas t’en sortir avec toute cette merde que tu jettes à la gueule des autres, si?

    - C’est toi qui parles de merde ? Toi qui joue la sérénade et qui se barre un bon matin, toi qui mens qui te mens et qui ne semble pas comprendre que tu nous humilies deux fois, la première en nous faisant perdre la confiance et la deuxième en pensant que nous sommes pas capables de supporter la vérité.

    - Quelle vérité ?

    - Que nous couchons avec un petit garçon qui se débat pour ne pas se croiser, se rencontrer et surtout pour ne pas rencontrer l’autre, cet autre, ce féminin, fragile, indomptable, sérieux car folle d’amour…

    - Tu m’aimes encore.

    - Evidemment, hélas.

    Bruno resta scotché sur le balcon. La nuit était claire et fraiche. Il pensa à toutes ces nuques caressées, aux chevilles et aux épaules abandonnées, aux ventres délaissés. Sa petite lune dépressive, signature de jeunesse, stigmate de ses errances, était peut-être tatouée dans les chairs de tout un troupeau, un petit troupeau marqué du sceau de ses doutes. Les sons de l'électro se firent magnétiques. Charlotte dansait dans la lumière blafarde, des couples hypnotisés se tenaient enlacés et Nadège était toujours assise sur son haut tabouret. Bruno traversa la pièce les tempes battantes au rythme des basses. Il avança vers le dos lisse et droit qui portait sa marque. Il aurait eu envie de prendre un feutre ou un bic, mais du bout des doigts, il dessina un soleil sur l'autre omoplate. Nadège se retourna. Des nuages de surprise, de désarroi, de peine et de joie traversèrent le bleu ciel de ses yeux. Elle sourit, et lança, espiègle  : 

    - Salut.

    - Salut.

    - Tu es là ?

    - Non je suis en Afrique.

    - Et c'est bien ? C'est beau l'Afrique?

    - Oui.

    - Tu es heureux ?

    - Ouais.

    - Et tu reviens quand ?

    - Je ne reviens pas. Il fait bon vivre au soleil.

    Dans le silence immaculé de cette nuit d'hiver, Bruno laissa des traces grises sur le blanc feutré de la première neige. Ainsi, Nadège saurait le retrouver.

     

    Alors qu’elle n’avait pas encore dégluti, elle vit sa main se précipiter sur la coupelle remplie à ras bords. Machinalement, elle glissa l’ongle...
    Publié le: 09 Décembre 2016
  • 2801

    Jusque là,  comme pour garder l'équilibre, Bruno avait tenu ses yeux plongés dans ceux de Charlotte. Mais soudain ses bras déjà trop lourds se détachèrent de leurs épaules et les doigts heurtèrent le sol en un bruit de verre brisé. Le fond du whisky éclaboussa les mollets de Charlotte et ses talons aiguilles.

     

    • Ben au moins, ça ne te laisse pas indifférent !

     

    Que dire maintenant ? Les mots ne venaient pas, il lui manquait un truc, de l'alcool à boire, de l'air à respirer.

     

    • Tu le penses vraiment ?
    • Que tu es lâche, faible, et incapable d'aimer ?
    • Oui.
    • Et bien tu as raison.
    • Va te faire foutre !

     

    (Sophie a écrit à la suite...)

     

    Bruno resta scotché sur le balcon. La nuit était claire et fraiche. Il pensa à toutes ces nuques caressées, aux chevilles et aux épaules abandonnées, aux ventres délaissés. Sa petite lune dépressive, signature de jeunesse, stigmate de ses errances, était peut-être tatouée dans les chairs de tout un troupeau, un petit troupeau marqué du sceau de ses doutes. Les sons de l'électro se firent magnétiques. Charlotte dansait dans la lumière blafarde, des couples hypnotisés se tenaient enlacés et Nadège était toujours assise sur son haut tabouret. Bruno traversa la pièce les tempes battantes au rythme des basses. Il avança vers le dos lisse et droit qui portait sa marque. Il aurait eu envie de prendre un feutre ou un bic, mais du bout des doigts, il dessina un soleil sur l'autre omoplate. Nadège se retourna. Des nuages de surprise, de désarroi, de peine et de joie traversèrent le bleu ciel de ses yeux. Elle sourit, et lança, espiègle  : 

     

    - Salut.

    - Salut.

    - Tu es là ?

    - Non je suis en Afrique.

    - Et c'est bien ? C'est beau l'Afrique?

    - Oui.

    - Tu es heureux ?

    - Ouais.

    - Et tu reviens quand ?

    - Je ne reviens pas. Il fait bon vivre au soleil.

     

    Dans le silence immaculé de cette nuit d'hiver, Bruno laissa des traces grises sur le blanc feutré de la première neige. Ainsi, Nadège saurait le retrouver.

     

     

    Jusque là,  comme pour garder l'équilibre, Bruno avait tenu ses yeux plongés dans ceux de Charlotte. Mais soudain ses bras déjà trop lourds se...
    Publié le: 07 Décembre 2016
  • 2751

    (Isabelle a écrit à la suite...)

     

     

    - Charlotte c’est quoi ce sourire ?

    - Quel sourire ?

    - Ce sourire là !!

    - Ben ça me fait rire, ton état proche du coma éthylique, t’adores cet état proche de l’ohio, non ?

    - Ce n’est pas pour ça que tu rigoles ?

    - Ah oui ?

    - Non tu te marres parce que tu tiens ta revanche et ça t’amuse!

    - Ma revanche?! Quelle revanche ?

    - Ta revanche, je te dis.

    - Laquelle ?

    - Ta revanche contre moi ?

    - Je t’en voudrais tant que ça?

    - Oui, et vu ce plat que tu me fais manger très froid, il y a bien longtemps que tu l’affutes, ce couteau…

    - Je ne vois pas de quoi tu veux parler.

    - Cette fille a qui j’ai raconté le même bobard qu'à toi, il y a dix ans

    - Neuf  !

    - Voilà, on y est: neuf ans que tu comptes, que tu soupèses, que tu m’espionnes…Nadège, ce n’est pas une amie à toi, tu l’as faite glisser dans ton répertoire à la seconde où tu m’as vu glisser dans son lit! Pas vrai ? Tu cherches quoi ? Tu veux m’humilier ? L’humilier ? T’humilier ? Parce que tu crois quand même pas que tu vas t’en sortir avec toute cette merde que tu jettes à la gueule des autres, si?

    - C’est toi qui parles de merde ? Toi qui joue la sérénade et qui se barre un bon matin, toi qui mens qui te mens et qui ne semble pas comprendre que tu nous humilies deux fois, la première en nous faisant perdre la confiance et la deuxième en pensant que nous sommes pas capables de supporter la vérité.

    - Quelle vérité ?

    - Que nous couchons avec un petit garçon qui se débat pour ne pas se croiser, se rencontrer et surtout pour ne pas rencontrer l’autre, cet autre, ce féminin, fragile, indomptable, sérieux car folle d’amour…

    - Tu m’aimes encore.

    - Evidemment, hélas.

     

     

    (Isabelle a écrit à la suite...)     - Charlotte c’est quoi ce sourire ? - Quel sourire ? - Ce sourire là !! - Ben ça me fait rire, ton état proche...
    Publié le: 30 Novembre 2016
  • 2755

    Du nouveau dans les Ateliers de Montmartre:

    Pour celles et ceux qui veulent participer à un atelier d'écriture mais qui ne peuvent pas être là ou qui habitent loin, voici une solution:

    les ateliers COURRIEL !

    Toutes les informations se trouvent ICI

     

     

    A bientôt!

    L'équipe des Ateliers

    Du nouveau dans les Ateliers de Montmartre: Pour celles et ceux qui veulent participer à un atelier d'écriture mais qui ne peuvent pas être là ou...
    Publié le: 28 Novembre 2016
  • 2734

    (Mary a écrit à la suite...)

     

    Bruno se cachait derrière la crinière bouclée de Charlotte, dans son cou, même.
    Il avait trop peur de croiser le regard de Nadège. Et pour cause....
    Il lui avait dit, mot pour mot, il y a pile deux semaines, qu'il quittait la France le lendemain pour aller s'installer définitivement en Afrique du Sud.
    Il n'avait jamais imaginé qu il serait invité à son anniversaire, aujourd'hui, par l'intermédiaire de Charlotte.

    Les femmes sont parfois naives et les hommes lâches.

    Bruno avait préféré mentir à Nadège, plutôt que lui dire qu'il ne voulait pas s'engager, qu'il n'imaginait pas du tout sa vie définitivement avec une seule personne.

    Nadège rêvait d'avoir un enfant.

    Bruno, non.

    La jeune femme l'avait dans la peau. Elle s'était fait tatouer une lune sur l'épaule. La marque de Fabrique de Bruno.

    (Mary a écrit à la suite...)   Bruno se cachait derrière la crinière bouclée de Charlotte, dans son cou, même.Il avait trop peur de croiser le...
    Publié le: 23 Novembre 2016
  • 2704

    (Guillaume écrit à la suite)

     

     

    Docile, un peu dégoûté, il la suivit dans la foule qui commençait à s'exciter. Parce qu'il préférait s'éloigner de la blonde (on ne sait jamais, avec l'alcool, il devenait parfois agressif, il valait mieux être prudent), et parce que le Jack Daniels commençait à limiter sérieusement sa capacité à dire non (à moins qu'elle ne l'exacerbe trop, ce qu'il préférait éviter).

    Nadège, merde, elle va me présenter Nadège, et je vais avoir l'air d'un con ! Non, c'est pas possible ! Tout en suivant douloureusement Charlotte qui fendait la foule, il essayait de trouver une solution pour éviter cette situation scabreuse. La lune se rapprochait dangereusement. Il prit Charlotte par l'épaule et lui glissa dans l'oreille :

    - Viens, on va d'abord passer par le bar ! accompagnant son message d'un mouvement impératif de la main, qui ne laissait aucune échappatoire à l'épaule de Charlotte.

    Triple Jack Daniels. Son troisième. Il se sentait de mieux en mieux. Prêt à conquérir le monde, presque. Enfin, presque... parce qu'il n'était pas très sur que le monde se laisserait conquérir si facilement. En tous cas, les choses se simplifiaient. Nadège, il lui dirait... bon, il ne savait pas trop ce qu'il lui dirait, il verrait bien sur le moment, mais en tous cas il le lui dirait, et il savait que ce serait bien. La pistache, pareil. Il n'allait quand même pas se laisser emmerder par cette pétasse. 

    Il posa un baiser gourmand sur le cou de Charlotte, qui lui jeta un regard ébahi.

     

    (Guillaume écrit à la suite)     Docile, un peu dégoûté, il la suivit dans la foule qui commençait à s'exciter. Parce qu'il préférait s'éloigner...
    Publié le: 16 Novembre 2016
  • 2665

    Il se figea face à cette lune dépressive tatouée sur l’omoplate gauche. Bruno utilisait cette lune si reconnaissable dans toutes les bandes dessinées qui avaient fait son succès ces dernières années : c’était sa signature.

    (Aurore C. écrit à la suite...)

    Charlotte insista encore, cette fois avec un hochement de tête et à cet instant la lumière de la pièce s’éteignit, les invités chantèrent joyeux anniversaire, la jeune femme à l’omoplate lune se retourna, tous l’entourèrent et c’est mademoiselle pistache qui apporta un fraisier avec 37 bougies. La fille lune sourit, sembla émue par les regards affectueux, Bruno l’a reconnue tout de suite. Il pensa au piège, au complot. Les bougies éclairaient encore la pièce, elle prenait son temps pour souffler sa nouvelle année. Bruno profita du mouvement de foule pour se diriger vers la sortie, tous applaudirent, et se mirent à danser sur Aretha Franklin, il était soudain pris par le mouvement, il essaya de retrouver la sortie dans cet immense appartement parisien, il ne voulait pas la voir, ni lui parler.

    Nadège, il ne manquait plus que cela.

    Il était obligé de passer par le petit salon pour récupérer son blouson et ses clés de voiture. Tout ça à cause de Charlotte. Décidément cette fille était toxique sur tous les plans. Charlotte copine avec Nadège, cela paraissait improbable et puis cette lune tatouée sur sa peau à elle, c’était trop. Il avait encore besoin d’un jack Daniels. Mais rester était dangereux, il risquait de la croiser. Il s’en servit un triple et alla s’isoler sur le balcon, il voulait partir car il avait peur, mais quelque chose qu’il ne s’expliqua pas lui disait de rester. Elle était toujours blonde, les cheveux toujours aussi longs, la peau toujours aussi laiteuse, et toujours le grain de beauté sur la joue gauche et la cicatrice au menton, elle n’avait pas changé.

    - Tiens revoilà le connard ! tu veux une pistache ? Qu’est-ce que tu fais là tout seul sur le balcon ?

    Revoilà la plus idiote de la soirée et de plus complètement ivre, elle ne pouvait donc pas se passer de lui, elle le cherchait et elle finirait par le trouver sérieusement, si elle continuait sa connerie, alors, il crut plus sage de la fermer, de continuer à fumer sa clope et de finir son verre.

         - Ah te voilà Bruno, je te cherche depuis toute à l’heure, allez viens, on va boire un verre et je vais te présenter, on a été interrompu par le gâteau, elle est très sympa, tu vas voir…

     

     

     

     

     

    Il se figea face à cette lune dépressive tatouée sur l’omoplate gauche. Bruno utilisait cette lune si reconnaissable dans toutes les bandes...
    Publié le: 09 Novembre 2016
  • 2657

    Vous qui lisez nos textes, n'oubliez pas que vous avez jusqu'au 31 novembre pour écrire une nouvelle dont le thème est "PARADIS".

    Tous les renseignements se trouvent sur http://ateliersdemontmartre.com

    Ca vous intéresse? Alors allez-y! Par-ti-ci-pez !

     

    P.S: si vous souhaitez vous inscrire aux ateliers, il est toujours possible de le faire! il suffit de nous écrire ICI

     

    A bientôt!

    L'équipe des Ateliers

     

     

     

    Vous qui lisez nos textes, n'oubliez pas que vous avez jusqu'au 31 novembre pour écrire une nouvelle dont le thème est "PARADIS". Tous les...
    Publié le: 03 Novembre 2016
  • 2648

    Cadavre Exquis 1 & 2

    (Jean-Benoît avait écrit)

    Alors qu’elle n’avait pas encore dégluti, elle vit sa main se précipiter sur la coupelle remplie à ras bords. Machinalement, elle glissa l’ongle manucuré rose dans l’interstice de la coque. Celle-ci s’ouvrit dans un bruit sec et rapide, libérant la pistache que les doigts capturèrent et lancèrent sur la langue. Pendant qu’elle mâchait, elle regardait Bruno qui lui parlait.

    - Alors là je lui dis tu vois, ça c’est une porte en mâchefer. C’est un brouilleur de téléphones portables incroyable, le mâchefer !

    Elle ? Elle mâchonnait. Comme il arrêta de parler en la regardant, elle comprit qu’elle devait dire quelque chose.

    - Ah ouais ?

    - Voilà ! Exactement, c’est ce qu’elle m’a répondu. Elle m’a dit mais le mâchefer, c’est fait en quoi ?

    - Ah oui, c’est vrai ça, c’est fait en quoi ?

    - Exactement. Je lui ai répondu bah tu vois le mâchefer, c’est un mélange de fer et…

    - Et de mâche ?

    Bruno n’avait donc plus de doutes. La fille la plus jolie de la soirée était aussi la plus idiote, accro aux pistaches, au risque de casser ses beaux ongles roses.

    Que faire ? Bruno n’osa pas répondre à la question et chercha rapidement sur quoi embrayer.

     

    (David écrit à la suite)

     

    « Oui, comment le saviez-vous ?! La mâche est effectivement riche en fer et l’alliage, l’alliance devrais-je dire, entre le métal et le végétal renforce l’équilibre structurel global de la pièce par précipitation chimique des gaz en suspension contenus dans les feuilles, c’est passionnant non ? »

    « Connard va ! » Mademoiselle Pistache tourna les talons dans un soupir bruyant. Bruno fêta sa victoire quelque peu honteuse avec un triple Jack Daniels : il devenait urgent d’initier le processus d’oubli de cette rencontre vernis.

    Tout ça c’était à cause de Charlotte, son ex. Elle l’avait appelé au boulot dans l’après-midi « viens ce soir, y’aura quelques nazes mais aussi des bons cocktails. C’est l’anniversaire de la sœur d’une amie. » Ca ou un énième film d’Almodovar, Bruno s’était laissé tenté par cette soirée d’anniversaire d’une inconnue. Délaissant son verre vide pour tenter une opération de sociabilisation molle, il aperçut Charlotte qui lui intimait de la rejoindre dans un geste du bras que Bruno jugea désagréablement masculin ; installée au bout du bar Charlotte semblait en conversation avec une jeune femme au dos très droit et très nu. Bruno longea le bar avec difficulté et, s’approchant de ce dos offert, il se figea face à cette lune dépressive  tatouée sur l’omoplate gauche. Bruno utilisait cette lune si reconnaissable dans toutes les bandes dessinées qui avaient fait son succès ces dernières années : c’était sa signature.

    Cadavre Exquis 1 & 2 (Jean-Benoît avait écrit) Alors qu’elle n’avait pas encore dégluti, elle vit sa main se précipiter sur la coupelle remplie...
    Publié le: 02 Novembre 2016
  • 2592

    Alors qu’elle n’avait pas encore dégluti, elle vit sa main se précipiter sur la coupelle remplie à ras bords. Machinalement, elle glissa l’ongle manucuré rose dans l’interstice de la coque. Celle-ci s’ouvrit dans un bruit sec et rapide, libérant la pistache que les doigts capturèrent et lancèrent sur la langue. Pendant qu’elle mâchait, elle regardait Bruno qui lui parlait.

    • Alors là je luis dis tu vois, ça c’est une porte en mâchefer. C’est un brouilleur de téléphones portables incroyable, le mâchefer !

    Elle ? Elle mâchonnait. Comme il arrêta de parler en la regardant, elle comprit qu’elle devait dire quelque chose.

    • Ah ouais ?
    • Voilà ! Exactement, c’est ce qu’elle m’a répondu. Elle m’a dit mais le mâchefer, c’est fait en quoi ?
    • Ah oui, c’est vrai ça, c’est fait en quoi ?
    • Exactement. Je lui ai répondu bah tu vois le mâchefer, c’est un mélange de fer et…
    • Et de mâche ?

    Bruno n’avait donc plus de doutes.

    La fille la plus jolie de la soirée était aussi la plus idiote, accro aux pistaches, au risque de casser ses beaux ongles roses.

    Que faire ? Bruno n’osa pas répondre à la question et chercha rapidement sur quoi embrayer.

    Alors qu’elle n’avait pas encore dégluti, elle vit sa main se précipiter sur la coupelle remplie à ras bords. Machinalement, elle glissa l’ongle...
    Publié le: 26 Octobre 2016
  • 2575

    ... lire semaine après semaine un "cadavre exquis" écrit par les membres des Ateliers de Montmartre !

    Chaque semaine une histoire inédite à ne pas manquer!

     

    Nous vous donnons rendez-vous ici même et vos commentaires sont les bienvenus.

     

    A très vite,

     

    L'équipe des Ateliers

    (atelier bimensuel, le mercredi soir rue Androuet)opieop

    ... lire semaine après semaine un "cadavre exquis" écrit par les membres des Ateliers de Montmartre ! Chaque semaine une histoire inédite à ne pas...
    Publié le: 20 Octobre 2016
  • 2481

    L'atelier du mercredi soir est plein!

    Nous commençons mercredi 5 octobre.

    Et il y a toujours le concours de nouvelles sur le site internet.

    L'équipe des Ateliers

    L'atelier du mercredi soir est plein! Nous commençons mercredi 5 octobre. Et il y a toujours le concours de nouvelles sur le site internet. L'équipe...
    Publié le: 02 Octobre 2016
  • 2409

    Les Ateliers de Montmartre ouvrent leur saison 2016-2017 le mercredi 5 octobre.

    Il reste quelques places pour le groupe du lundi et pour le groupe des ados.

    N'hésitez pas à nous contacter!

    Ecrivons de façon créative et libérée avec les Ateliers de Montmartre!

     

     

    Les Ateliers de Montmartre ouvrent leur saison 2016-2017 le mercredi 5 octobre. Il reste quelques places pour le groupe du lundi et pour le groupe...
    Publié le: 10 Septembre 2016
  • 2344

    Ca y est! L'équipe des Ateliers de Montmartre est rentrée de vacances!

     

    Nous vous attendons pour écrire ensemble dans un cadre original et décalé, en toute liberté.

    Nous donnons le cadre, vous le remplissez!

    Les textes de l'an passé sont toujours lisibles sur http://ateliersdelheurebleue.com/

     

    Nous vous attendons, soit le lundi matin soit le mercredi soir. Et les ados aussi ont leur atelier le mercredi après-midi!

     

    A très bientôt

    Jean-Benoît et David

     

    Ca y est! L'équipe des Ateliers de Montmartre est rentrée de vacances!   Nous vous attendons pour écrire ensemble dans un cadre original et décalé,...
    Publié le: 28 Août 2016
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