Adultes et rapports à l’école

J’ai entendu de ci de là récemment, des personnes me dire à quel point la rentrée scolaire les rendait morose.

Il est évident qu’elle représente la fin des « grandes vacances », l’approche de l’automne, la reprise d’un rythme très, voir trop actif.
Mais elle raisonne aussi avec le retour des adultes à la « vraie vie » : retour aux réalités professionnelles avec son cortège de stress, aux réalités économiques avec impôts et autres factures à régler, aux réalités sociales et sociétales avec son lot de nouvelles perçues comme inquiétantes.

Dans ce contexte, l’école peut être ressentie comme une force d’espoir, l’espoir de maîtrise du sentiment d’insécurité. L’école est alors une entité qui, grâce aux bonnes notes et diplômes qu’elle permet d’obtenir, met à l’abri des menaces d’emploi, de précarité et d’exclusion sociale. Plus l’anxiété et le besoin de maîtrise sont forts, plus l’institution scolaire, et chacun de ses représentants , seront dépositaires d’une charge fantasmatique importante, et en conséquence d’une pression forte.

Mais l’école peut aussi être perçue comme une force d’oppression. Un organe qui évalue et sanctionne, qui oblige. On peut alors discuter sans fin des critères qu’elle applique, des fins qu’elle poursuit, de la subjectivité que cela présuppose, et de la qualité de ses intervenants. Toutes choses réelles par ailleurs, mais qui peuvent devenir arbitrairement vindicatives en raison du vécu affectif de tout un chacun, et de son rapport personnel à l’autorité.

Il est toujours important de ne pas oublier que dans sa relation à l’école, un adulte ou parent d’élève, est également un citoyen, un individu en situation professionnelle, et enfin un ancien élève, qui a développé au travers de son expérience passée, sa propre représentation affective de l’école. Représentation qui va se projeter sur le quotidien actuel des enfants.

Si ces quelques éléments vous parlent, n’hésitez pas à prendre rendez-vous avec moi dans mon cabinet montmartrois.

Publié le 13 septembre 2018 par Marie-Noëlle Pichard-Bonnet psychologue

Marie-Noëlle Pichard-Bonnet psychologue

8 rue Chappe

75018 Paris


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